mardi 30 décembre 2008

Disposition des notes sur la portée

4) Disposition des notes sur la portée

    a)Principes de notation


Les lignes et les interlignes de la portée sont numérotés du bas vers le haut. Ainsi:

La portée est destinée à contenir les notes de musique, les silences, les clés ainsi qu'un certain nombre de symboles annexes.

Les notes, dont la forme permet également d'indiquer les durées, sont placées soit sur les lignes, soit dans les interlignes de la portée. La hauteur est bien sûr indiquée par la position de la tête de la figure de note — la présence éventuelle d'une hampe n'entre pas en ligne de compte. Exemples de différentes figures de notes :

Quelle que soit la clé utilisée, les principes de notation sont les mêmes : depuis la note repère associée à la clé, on écrit la succession ascendante ou descendante des notes, en alternant les lignes et les interlignes. En plus des cinq lignes et des quatre interlignes, on utilise également l'interligne au-dessous de la première ligne, et l'interligne au-dessus de la cinquième ligne.

Par exemple, pour la clé de sol deuxième ligne :

b) Interlignes supplémentaires

En deçà et au-delà de la portée, on dispose de lignes et d'interlignes supplémentaires, dont la fonction est d'agrandir ponctuellement la portée. Le nombre de lignes et d'interlignes supplémentaires pouvant être utilisés est en principe illimité.

Par exemple, pour la clé de sol deuxième ligne :


c) Signe d'octaviation

L'octaviation est un procédé de notation consistant à décaler un fragment mélodique d'une octave pour faire figurer celui-ci dans le centre de la portée. L'octaviation, en réduisant le nombre de lignes et d'interlignes supplémentaires, permet donc de faciliter la lecture. Afin que le morceau soit cependant joué à la hauteur voulue, on écrit « 8va alta » — une octave plus haut — ou « 8va bassa » — une octave plus bas — au début de l'octaviation. La fin du fragment à décaler est généralement signalée par l'indication « loco » — retour aux hauteurs réelles. Cependant, si le fragment en question est relativement bref, on délimite simplement celui-ci par des pointillés.

Par exemple :

d) Le ton

Le ton correspond à l'intervalle séparant deux notes dites diatoniques. Par exemple do-ré ou ré-mi mais également do#-ré# réb-mib (voir point suivant).

e) Les altérations

Sur la portée, une altération désigne le symbole chargé d'indiquer une modification de la hauteur initiale d'une note.

L'altération se place sur la portée, très précisément sur la ligne ou dans l'interligne de la note qu'elle affecte.

On distingue les altérations simples et les altérations doubles, les premières étant les plus courantes.

Les atérations simples sont au nombre de trois : le dièse, le bémol et le bécarre.

  • Le dièse est l'altération qui élève la note d'un demi-ton chromatique.(demi-ton=moitié d'un ton, par exemple Fa# correspond à la note comprise entre le Fa et le sol.)
  • Le bémol est l'altération qui abaisse la note d'un demi-ton chromatique.(Par exemple Sib, littérallement Si b renvoie à la note comprise entre le la et le si)
  • Le bécarre annule l'effet de toutes les altérations précédentes (qu'elles soient simples ou doubles, constitutives ou accidentelles) et rend à une note sa hauteur naturelle.

Il y'a une correspondance enttre le bémol et le dièse, par exemple sol#=Lab.

Les notes intermédiares sont les notes qui sont suivies d'un dièse ou d'un bémol.

Le tableau suivant montre comment sont disposées les notes intermédiaires au sein d'une portée.

Littéralement: do-do#-ré-ré#-mi-fa-sol-la-si-do puis do-si-sib-la-lab-sol-solb-fa-mi-mib-ré-réb-do

Ecouter la gamme chromatique ascendante Ecouter la gamme chromatique descendante


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